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Communiqué

Coronavirus : Ebury connecte les entreprises européennes et les autorités chinoises pour fournir à ces dernières les équipements médicaux qui viennent à manquer.
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Dans le pays du coronavirus, un nombre illimité de masques et de vêtements de protection sont vendus depuis le début de la crise sanitaire. Aujourd'hui, les stocks commencent à manquer localement et les autorités chinoises ont donc décidé de faire appel à des fabricants hors du pays. Une opportunité pour les entreprises européennes.

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Dans ce cadre, la fintech Ebury a lancé une nouvelle initiative : une campagne adressée à ses clients et prospects, notamment européens, qui produisent des équipements médicaux recherchés en Chine dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. Au total 19 produits selon des normes très précises ont été répertoriés par les autorités chinoises.

 

« Tout le monde s'attendait à un ralentissement économique mais personne n'a prédit l'épidémie de virus.  Si cela dure encore un mois ou tout le trimestre, cela aura un impact très négatif sur l'économie mondiale » déclare Cyril Léger, Directeur Général d'Ebury en France.

 

« Nous avons analysé la base de nos clients, nous avons choisi ceux qui produisent les bons produits et les connectons avec les destinataires en Chine, où de nombreuses institutions ont déjà fait des dons aux hôpitaux pour acheter l'équipement nécessaire. La demande est énorme », explique Isabel Ye, Directrice d'Ebury pour la Chine et Hong Kong.

 

Plusieurs centaines de clients de l'entreprise dans toute l'Europe ont  donc obtenu cette liste de 19 produits nécessaires, dont des masques chirurgicaux, masques de protection N95, lunettes de protection, vêtements de protection, thermomètres infrarouges ou nouveaux kits de détection de coronavirus.

 

« En quatre jours, nous avons identifié 20 à 30 fournisseurs européens, suffisamment grands pour pouvoir fournir des équipements en milliers d'unités et nous les avons directement mis en relation avec des clients chinois. Cependant, certains sont en rupture de stock, d'autres ne répondent pas aux exigences des points de vente chinois, c'est pourquoi nous encourageons les fournisseurs européens à nous contacter. Les premiers contrats ont été conclus rapidement. Grâce à nous, par exemple  une entreprise familiale italienne, qui jusqu'à présent n'a pas beaucoup exporté et dont le gérant ne parle pas anglais, a pu fournir ces précieux équipements aux autorités chinoises. Le temps jouant un grand rôle, les marchandises ont été livrées par avion » explique Isabel Ye.

 

En France, Ebury, qui propose des services de paiement internationaux, a sélectionné plus de 150 entreprises à contacter. « Nous attendons la réponse des entrepreneurs français » déclare Cyril Léger, Directeur Général d'Ebury en France.

 

Bien que les célébrations du Nouvel An aient été prolongées par Pékin jusqu'au 9 février, certaines usines ont redémarré lundi dernier en Chine.

 

« Cela répondra en partie à la demande locale même si celle-ci restera trop importante. Les prix augmentent de jour en jour. À l'avenir, beaucoup d'argent sera dépensé en Chine pour prévenir de nouvelles épidémies, de sorte que les dépenses en médicaments et équipements médicaux seront substantielles », explique Isabel Ye.

 

Les experts d'Ebury s'attendent à une rupture des chaînes d'approvisionnement. « De nombreuses entreprises européennes interviennent dans la vente de produits fabriqués en Chine. Maintenant, les livraisons ont été suspendues et les entrepreneurs n'ayant pas obtenu les marchandises risquent de ne pas pouvoir honorer les contrats avec leurs clients. De nombreuses usines européennes attendent des livraisons de leurs partenaires chinois. Cela devrait donner matière à réflexion à ceux qui sont sceptiques quant aux instruments de couverture du risque de change ou qui dépendent uniquement de fournisseurs chinois. Il est temps d'obtenir de nouveaux contrats et de diversifier les sources, de les étendre à d'autres pays, peut-être de mettre une certaine production en Europe, c'est une opportunité pour l'Europe. » dit Cyril Léger.

 

Le coronavirus a déjà renforcé le dollar et affaibli certaines devises comme le zloty et le yuan.

« 25% des clients d'Ebury en France importent des marchandises de Chine. Ils effectuent les paiements principalement en dollar, parfois en euros, mais le plus souvent en yuan. Actuellement 30% d'entre eux a au moins un fournisseur chinois et traitent par notre intermédiaire, directement en monnaie chinoise. Ainsi l'entreprise élimine le risque d'un dollar fort, qui, nous le savons, augmente toujours dans les situations incertaines ou à risque"explique Cyril Léger.

 

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